La médecine, comme la technologie, ne cesse d’évoluer et de nouvelles solutions santé ont vu le jour au cours des dernières années. Parmi celles-ci, la réalité virtuelle en est une des plus innovantes.
En effet, cette technologie semblant si dérisoire fournit en fait de nouveaux traitements stress ou contre la claustrophobie et l’agoraphobie, en autres, mais de plus, elle peut aussi être d’une grande aide dans la prévention du cancer ainsi que dans son étude et la recherche de traitements.
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Qu’est-ce que la réalité virtuelle?
La réalité virtuelle (RV) est un ensemble de technologies ayant la capacité d’immerger une personne dans un monde totalement numérique. Pour entrer dans cette réalité virtuelle, on utilise généralement un casque recouvrant le champ visuel et disposant de divers capteurs permettant de détecter un mouvement de tête.
On peut y associer un casque audio pour entendre des sons et éventuelles les musiques d’ambiance, une caméra pour capter les mouvements du corps ou encore une manette avec joysticks afin de se déplacer dans l’espace virtuel.
Le plus souvent, cette technologie est utilisée pour jouer à des jeux vidéos ou pour faire des visites virtuelles de monuments ou de musées, ainsi que pour des entraînements sportifs ou pour les pilotes d’avion.
Néanmoins, elle est aussi utilisée, depuis quelques années, comme Thérapie par exposition à la réalité virtuelle pour lutter contre certains troubles et dépendances, en plus d’un rôle invraisemblable autant que de nouveaux traitements phobies.
Dans quels cas est-elle utilisée comme thérapie?
La thérapie par exposition à la réalité virtuelle (TERV) désigne l’utilisation médicale de la technologie de RV par un médecin, psychologue, psychiatre, psychothérapeute ou pédopsychologue afin de lutter contre des troubles du comportement ou des phobies.
Le médecin et psychiatre Eric Malbos explique, dans une vidéo réalisée par C2Care sur la réalité virtuelle comme thérapie, avoir été en mesure de soigner divers troubles et phobies, telles que la peur de la foule, la peur de conduire, la peur du premier jour d’école pour les plus jeûne, ou encore la peur des requins.
Dans une interview, il ajoute que certains troubles du comportement, et notamment les troubles du comportement alimentaire, pourraient être traités grâce à la réalité virtuelle. De plus, des recherches sont en cours dans un hôpital de Marseille afin de démontrer les possibles effets bénéfiques des TERV sur le syndrome de persécution ainsi que la schizophrénie.
Des études ont-elles été faites à propos ?
Une étude a été menée afin de démontrer si les TERV pouvaient aider à lutter contre une phobie telle que l’acrophobie, la peur des hauteurs. Ce test a été réalisé sur plusieurs participants ayant répondu à un questionnaire et obtenu une note les qualifiant d’acrophobes.
Ils ont ensuite été répartis en deux groupes, le premier étant les testeurs de la méthode de TERV et le second étant le groupe de contrôle. Les résultats de cette étude ont démontré que les TERV avaient effectivement un potentiel évident dans le traitement de phobies.
Bien sûr, elle n’est pas la seule étude réalisée sur le sujet et il est fortement probable que de nombreuses recherches soient menées sur la réalité virtuelle et ses innombrables possibilités dans les années à venir.
Que peut-on faire de la réalité virtuelle dans la prévention du cancer ?

La réalité virtuelle est une aide précieuse dans la prévention du cancer lié à une addiction à l’alcool ou au tabac.
Ces deux addictions sont très largement présentes dans la population mondiale et représentent d’énormes risques dans le développement du cancer des poumons, de la gorge, du foie ou encore de l’estomac.
La TERV permet de nouveaux traitements addictions potentiels et elle est utilisée dans plusieurs hôpitaux et centres de recherches. Les bénéfices apportés par l’utilisation de ce type de thérapie seraient, dans un premier temps, de diminuer l’addiction pour ensuite la supprimer entièrement. Après cela, une période de suivi supplémentaire serait à prévoir afin que le patient ne retombe pas dans ses addictions.
Bien sûr, la thérapie ne fonctionne pas en une seule séance : il est généralement conseillé de faire une dizaine de séances au minimum afin de vous débarrasser de votre addiction ou de vos phobies, et il faut noter que cela fonctionne en moyenne dans un peu plus de 80% des cas.
La réalité virtuelle peut aider les patients, mais aussi les chercheurs
Outre la prévention du cancer, la réalité virtuelle joue un rôle auprès des patients : diminuer l’anxiété lors de la pose de PAC (port-à-cath) pour la chimiothérapie. Cette pose se révèle être une grande source de stress, notamment à cause de cette peur d’avoir mal que beaucoup de patients rencontrent.
L’utilisation de la réalité virtuelle dans ce cas-ci peut aider le patient à se détendre et lui permet de penser à autre chose. Ce dispositif est, par exemple, proposé dans la salle d’attente de l’institut Curie et peut être utilisé pendant 15 minutes avant la pose de PAC. Selon les données de l’institut, l’utilisation de la réalité virtuelle permet de diminuer l’anxiété de 50%.
D’un autre côté, Deepstream VR, une entreprise californienne, a récemment réalisé un programme du nom de « Cool! » qui serait capable de diminuer la douleur ressentie de 30 % au moins selon les premiers tests réalisés dans une clinique du Tennessee.
Cela permettrait de diminuer les douleurs ressenties par les personnes ayant un cancer, et ce sans aucun antidouleur, mais de plus les patients auraient aussi la possibilité de sortir de leurs soucis quotidiens et de prendre une pause pour se détendre au milieu de magnifiques paysages.
Pour les scientifiques
De leur côté, les scientifiques peuvent espérer en apprendre plus sur les cellules cancéreuses. En effets, des chercheurs de l’Université de Cambridge ont mis au point, grâce à la réalité virtuelle, un modèle 3D de cancer grâce auquel ils ont pu observer et cartographié chaque cellule. Ce modèle a été testé grâce à un échantillon de tumeur prélevée sur un patient.
L’objectif des chercheurs, à terme, serait de développer de nouveaux traitements anticancéreux grâce aux connaissances acquises par l’utilisation de cet outil de santé réalité virtuelle.
Source :
https://www.thelancet.com/journals/lanpsy/article/PIIS2215-0366(18)30226-8/fulltext?code=lancet-site