Le cancer de la prostate est actuellement le type de cancer qui touche le plus la population masculine. En effet, près d’un homme sur sept recevra ce diagnostic, généralement à partir de l’âge de 60 ans.
Nous vous proposons, dans cet article, de faire un tour d’horizon de cette maladie, en évoquant les principaux symptômes, les facteurs de risques ainsi que les traitements et surtout l’accompagnement dont peuvent bénéficier les malades.
Naviguez dans l'article :
Qu’est-ce que la prostate ?
La prostate est une glande exclusivement masculine qui se situe juste sous la vessie et qui englobe l’urètre qui est le canal par où sont évacués l’urine et le sperme. Les fonctions de cette glande sont de :
- Sécréter l’un des constituants du sperme, appelé liquide prostatique.
- Produire un liquide alcalin dont la fonction est de neutraliser l’acidité du vagin.
- Se contracter pour favoriser l’expulsion du sperme lors de l’éjaculation.
Quelles sont les causes de ce cancer et comment se développe-t-il ?
À ce jour, aucune cause particulière n’a été pointée du doigt. Mais les données montrent qu’il existerait une prédisposition génétique à cette maladie. Généralement, ce cancer présente deux caractéristiques :
- Une évolution plutôt très lente.
- Une faible étendue des tumeurs. Souvent, le cancer reste localisé dans la prostate. Mais il existe des exceptions et le cancer peut évoluer rapidement et s’étendre à d’autres organes.
La gravité du cancer est évaluée à partir du score de Gleason, qui classifie de forme numérique le pronostic de ce cancer.
C’est à partir de ce chiffre que le protocole de traitement est déterminé pour chaque patient. La gravité dépend de l’étendue du cancer et du type de cellules cancéreuses rencontrées par les analyses d’anatomie pathologique.
Que faire lorsqu’on est diagnostiqué avec un cancer de la prostate ?
Pour diminuer les symptômes de cette maladie, mais aussi avoir l’esprit un peu plus tranquille, le mieux est de suivre les recommandations suivantes :
- Bien choisir sa mutuelle santé. Une bonne mutuelle est essentielle pour garantir tranquillité et sérénité en cas de problèmes de santé. En proposant des dépistages gratuits et le remboursement des consultations, traitements et examens, elle offre un accompagnement de proximité lors de toutes les étapes de la maladie et produit également un travail de prévention. Selon la sfsp.fr, la prévention doit être la fonction première d’une politique de santé publique et, en ce sens, avoir une bonne mutuelle qui propose ces services est primordial.
- Adopter une alimentation riche en fruits et légumes et pauvre en graisses et viandes transformées.
- Éviter le surpoids et être actif.
- Éviter tabac et alcool.
- Éviter une carence en vitamine D.
Le cancer de la prostate en chiffres
Le cancer de la prostate est le cancer qui a la plus grande incidence chez l’homme et présente des chiffres alarmants, puisqu’il se trouve :
- À la première place des cancers masculins. Ce cancer se classe devant les cancers du poumon et du côlon-rectum et représente environ 25 % des cancers masculins en France.
- À la troisième place des causes de décès par cancer chez l’homme. L’âge médian au moment du diagnostic est de 74 ans et au moment décès de 83 ans, selon les données de l’institut national du cancer datant de 2015 (1).
Ainsi, pendant l’année 2015, plus de 50 000 nouveaux cas ont été recensés, avec près de 8512 décès. Heureusement, ce cancer est de bon pronostic, car le taux de survie nette à 5 ans est de plus de 90 % et passe à 80 % au bout de 10 ans.
En outre, ces dernières années, les statistiques sont encourageantes et montrent que l’incidence et la mortalité connaissent une diminution accentuée.
Ceci est dû non seulement à une meilleure politique de prévention, une amélioration de la prise en charge des patients, de l’évolution des traitements médicaux, mais aussi, et surtout, grâce au dépistage précoce.
Quels sont les symptômes fréquents et les facteurs de risque ?
Dans une phase initiale de la maladie, aucun symptôme n’est généralement visible. À mesure de sa progression, les symptômes les plus fréquents sont :
- Des difficultés pour uriner, avec un faible débit urinaire et des sensations de brûlure.
- Des changements dans la fonction urinaire, comme l’augmentation de la fréquence.
- La présence de sang dans l’urine ou le sperme.
- L’apparition de douleurs vers le bas du dos, les hanches ou le haut des cuisses ou lors de l’éjaculation.
- Difficultés à obtenir une érection.
Quant aux facteurs de risques, nous avons déjà évoqué l’âge comme facteur prépondérant. Mais il est possible de répertorier également :
- Les prédispositions génétiques
- L’origine ethnique
- Le régime alimentaire
- Les habitudes tabagiques
- L’obésité
- Une inflammation ou infection de la prostate qui perdure
- La taille de l’homme
- Une exposition prolongée aux pesticides
Qu’en est-il du diagnostic et du dépistage?
Les méthodes utilisées pour le dépistage de la maladie peuvent être de deux types :
- Le dosage du PSA. Grâce à une prise de sang, il est possible de mesurer le taux d’antigène prostatique (généralement connu sous le sigle PSA). Le PSA est une substance normalement produite par la prostate et un taux élevé peut ou non être révélateur d’un cancer de la prostate. Ainsi, dans 25 % des cas, un taux supérieur à 4 nanogrammes de cette protéine par ml de sang sera associé à l’existence d’un cancer. Mais dans les 75 % des cas restants, il s’agira d’un dysfonctionnement de la prostate, une inflammation, une infection ou une hypertrophie bénigne. Mais attention, parfois le dosage de PSA peut être faible alors qu’un cancer est bien présent. L’analyse de sang est donc un moyen complémentaire de diagnostic qui devra être confronté avec d’autres résultats d’analyses ou d’examens.
- Le toucher rectal. Il s’agit d’une procédure médicale qui consiste en la palpation de la glande prostatique. Le procédé est simple : le médecin introduit un doigt ganté dans l’anus du patient, jusqu’à ce qu’il puisse toucher la glande prostatique, afin d’en évaluer le volume ainsi que la consistance et détecter d’éventuelles anomalies.
Pour le diagnostic de la maladie, la technique utilisée est une biopsie réalisée sous écographie transrectale. L’écographie transrectale est un examen d’imagerie au cours duquel le médecin introduit une aiguille dans la prostate et réalise des prélèvements de tissu, qui sont ensuite analysés au microscope pour déterminer le score de Gleason.
Il est important de savoir que la biopsie est l’unique procédure qui permet de diagnostiquer avec certitude un cancer de la prostate.
Quels sont les traitements qui existent actuellement ?
En fonction du stade de la maladie, différents traitements peuvent être proposés au malade, selon des protocoles bien établis. Les plus couramment proposés sont :
- La surveillance accrue. Elle est généralement préconisée si la tumeur est localisée, que sa croissance est lente ou que le patient est âgé pour éviter d’autres mesures qui peuvent être plus agressives et risquées.
- La chirurgie. L’objectif est de retirer les cellules cancéreuses, à travers l’ablation totale ou partielle de la prostate et des tissus adjacents.
- La radiothérapie. Il s’agit d’un traitement par radiations électromagnétiques visant à la destruction des cellules cancéreuses, tout en préservant les tissus sains.
- Le traitement hormonal médicamenteux. L’objectif est la réduction de la taille des tumeurs.
- La chimiothérapie. Généralement, cette méthode est prescrite quand le traitement hormonal ne donne pas les résultats escomptés. Par injection ou par comprimés, il s’agit d’un traitement chimique agressif avec différents effets indésirables.